Une branche, quelques fleurs, un bol d’eau claire. L’ikebana tient dans ces gestes simples, et dans le silence des outils qui les accompagnent. Le kenzan retient chaque tige sans qu’on le voie, les cisailles forgées au Japon coupent d’un trait léger. Ici, rien de superflu : des objets fins, patients, faits pour composer lentement un bouquet qui ressemble à la saison. Une tige à la fois, on apprend à laisser de la place.